La symbiose est la relation de travail étroite entre deux organismes où les deux bénéficient. C'est la description la plus juste de ce à quoi ressemble vraiment un bon travail IT-business.
Si l'un échoue, nous continuons.
Le CEO peut-il répondre aux questions d'investissement IT dans la même réunion où il répond aux questions d'EBITDA, sans changer de voix ?
Un manager business de niveau intermédiaire et un manager IT de niveau intermédiaire peuvent-ils décrire les trois priorités principales de l'autre pour le trimestre, sans regarder leurs notes ?
Si le CIO part demain, le business sait-il ce qu'il perdrait ? Si la réponse est "le help desk tourne plus vite", la Symbiose n'a pas commencé.
Dans chaque mission, quel que soit lequel des 11 services est en jeu.
Pas convoquée ensuite pour "implémenter". Le CIO siège dans la stratégie, le M&A, la revue budgétaire, le pré-read du board. Si l'IT n'apprend les décisions qu'au moment de l'implémentation, l'entreprise a choisi contre la symbiose.
Chaque programme IT a un owner business mesurable sur le résultat. Pas un président de comité de pilotage qui se présente au compte-rendu. L'IT livre le système. Le business livre le résultat.
L'IT publie le cost-to-serve par business unit. Le business publie la valeur que sa dépense IT permet. Les deux côtés voient les deux côtés. Plus difficile qu'il n'y paraît, plus utile que la plupart des autres réformes.
Le CISO ne traduit pas le risque cyber dans un vocabulaire séparé que le business peut ignorer. Le CFO ne traduit pas le risque financier dans un vocabulaire que l'IT peut ignorer. Un registre, un schéma de scoring, une revue trimestrielle.
Rythme opérationnel hebdomadaire, revue exécutive mensuelle, refresh stratégique trimestriel. Sans cadence, les habitudes opérationnelles dérivent. Avec une, la relation survit au prochain CFO, CIO, ou réorganisation.
Un catalogue de services en guise de passeport. Un help desk en guise d'ambassade. Une réunion de comité en guise de relation. Ce modèle marchait quand l'IT était un centre de coût qui faisait tourner imprimantes et email. Il ne marche plus.
Le mur doit tomber. Pas comme slogan, comme choix opérationnel.
C'est le mot qui revenait dans les debriefs de mission depuis la fondation de BIITS. Parfois explicitement, plus souvent comme la qualité que les clients disaient chercher sans avoir de nom pour elle.
La métaphore biologique est exacte, pas décorative. Dans la nature, la symbiose demande du travail à établir, se brise sans investissement continu, et produit des résultats qu'aucun organisme ne pourrait atteindre seul. Pareil dans les entreprises. Pareil dans les missions que nous menons.
Parlons-en.